Amnesic Figures, 2012



This series is an intervention work on archive photographs, collected in different police files, representing convicts from the early and mid 20th century. All the individuals, photographed by police as court or investigation documents are deleted digitally by myself. Relieved from the subject, the paper become like naked by the lack of presence. Useless in a way. Names, numbers and faces disappear as the spots and gray masses, shapeless and anonymous become the main subject of these impossible flatscapes. Information becomes a pure and abstract form.


Through alteration and erasure I challenge the mechanic of the image. I’m obsessed by the idea of the photograph as an object that I would study like an anatomist. Cutting and dismantling to contemplate the reaction of the photographic material. I try to understand and underline the power of photographs through a violent process. From this violence, a certain wish of silence remains in my process, a certain will of letting the viewer become part of the creation of the image and its role in our history.



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Cette série est un travail d'intervention sur des photographies d'archive, collectées dans divers fichiers de police, représentant des suspects datant du début du XXième siècle. Tous ces individus, photographiés par la police, sont archivés comme documents d'investigation sont effacés numériquement par mes soins. Liberé de sont sujet, le papier devient comme nu par le manque de présence. Comme Inutile. Noms, numéros et visages disparaissent tandis que les masses grises, informes et anonymes deviennent le sujet central de ce paysage plat et impossible. L'information devient pure forme.


Par l'altération et l'effacement, je tente de confronter la mécanique de l'image. Je suis fasciné par l'idée d'une photographie-objet que je peux étudier à la manière d'un anatomiste. Couper et démanteler pour contempler les réaction du matériau photographique. A travers ce processus violent, je tente de comprendre et de mettre en relief le pouvoir de l'image. De cette violence se distingue un voeu de silence, une volonté de laisser le spectateur devenir actif dans la création de l'image et de son rôle à l'Histoire.